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15/11/2010

Les personnalités méconnus de Maureilhan

EDMOND MAROT, UN MAUREILHANAIS MECONNUE.Marrot_1-181x300.gif

Venant du village voisin de Montadin ( l 'ancien nom de montady), la famille Marrot s'installe à Maureilhan vers 1755, au milieu du 18 ème siècle.
La famille prospère en nombre et au 19 ème siècle siècle elle comptera 28 naissances. On les retrouve régisseur, courtier en vins et meme propriétaires terriens, mais le plus souvent ouvriers agricoles.
Les parents d 'Edmond Marrot sont de simples ouvriers, pourvus de quelques modestes terres, leurs deux enfants seront instruits, l 'ainé pourra meme poursuivre quelques études qui, par la suite le conduiront au séminaire.
Le cadet restera au village, fondera une famille et aura pendant de longues années la charge de sonner l 'angélus avec, disait les anciens, une régularité d 'horloge parlante...
L 'ainé des enfants, Edmond, David,Antoine était né en 1867.Il reçut la tonsure des pretres à l 'age de 22 ans, le 15 juin 1892. Ordonné pretre le 3 Juillet après avoir été sous-diacre en 1891 et diacre en mars 1892.
a sa demande il reçut sa destination pour la Chine et vicariat apostolique du Sé-Chouan oriental qu'il partit rejoindre le 31 Aout 1892.
Nommé vicaire à Iuin-Tchouan dans une vieille chrétienté remontant au 17 ème siècle ,il y resta trois ans avant de partir dans le Nord de son vicariat.Il parvint à y construire un oratoire (1897), mais quelques années plus tard dans une période de trouble, les brigands assiégèrent l 'oratoire , le blessèrent gravement par arme à feu et pillèrent complètement sa mission et tout y fut volé.
Pendant la période 1905/1925 le missionnaire Marrot fut appelé à régler en tant que médiateur reconnu et respecté, de nombreux litiges entre les différentes communautés chrétiennes rivales anglicanes, protestantes et catholiques.
il vécut treize ans sur les bords du Yang-Tsé à Tchang- Tchéou, y créant une école de francais qui le rendit célèbre dans toute la province.Après sa disparition, un mémorial fut construit pour rappeler à la fois son travail de pédagogue et celui de missionnaire.
De santé précaire, il fut obligé de réduire son activité . Il fut alors nommé archiviste de l évéché de Chungkin (1937), par la suite il se retira au séminaire de Tré-Mu-Chang où il y décéda le 6 Février 1947, après un long sacerdoce de 55 ans!
A Maureilhan on ne peut pas dire que le prètre M arrot est soulevé beaucoup d 'enthousiasme parmi la population pratiquante du village! personne ne l 'a jamais cité , pas plus Rey ( pourtant de sa génération), que les nombreux desservants qui se sont succédées depuis ...
Plus de soixante ans après sa disparition , ce modeste article n 'est là que pour rappeler le souvenir du seul Maureilhanais à avoir porté la tonsure des prètres.
Merci au service des Missions étrangères de Paris qui nous ont fourni la majorité des informations concernant la vie en Chine de ce prètre.



JOSEPH-JEAN REY, MEMBRE DE L'EXPEDITION CHARCOT (1903-1905)
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Joseph-Jean Rey, est l’un de ces « Maureilhanais méconnus ». Il participa à la première expédition du commandant Jean-Baptiste Charcot, dans les mers australes (1903-1905).
Il était né à Maureilhan, en mars 1873, fils de Jules Rey et de Joséphine Roudigou. Ses parents sont les descendants de deux vieilles familles de meuniers que l’on retrouve à Maureilhan à partir du milieu du 18ième siècle. Les problèmes de la meunerie, au 19ième siècle, les orienteront vers l’agriculture. Ils vont devenirs propriétaires terriens, après avoir été fournier (dans le Midi, chacun pétrissait son pain, puis l’amenait à cuire dans un four qui, avant la Révolution, payait un droit au seigneur. Ce four, au fonctionnement hebdomadaire, était entretenu par un particulier, choisi pour un an. C’était ce que l’on appelait à Maureilhan, la « pelle du four ». Après 1789, l’habitude de pétrir son pain subsista longtemps, on amenait ensuite le pain à cuire chez celui qui avait un four, le fournier, par la suite remplacé par le boulanger).
Après de solides études, Joseph-Jean Rey entre à l’Ecole navale ; il en sortira à vingt-trois ans, promu au grade d’Enseigne de vaisseau (lieutenant), c’était en 1896. Le 15 août 1903, il embarque sur le trois-mâts goélette de 32 mètres que Charcot a fait construire à Saint-Malo l’année précédente et auquel ce dernier va donner un nom qui marque le patriotisme de cette époque, « Le Français » (curieusement, alors qu’il en était déjà à son troisième « Pourquoi Pas », Charcot décide de donner un nom plus nationaliste à son bateau. Par la suite, il reviendra à son idée première, et périra au large de l’Islande, trente ans plus tard (1936), à bord du « Pourquoi Pas IV »). Leur périple dans les mers australes va durer vingt-deux mois.0016.jpg
En qualité d’Enseigne, Rey fait partir de l’état major du bâtiment, mais il a également la responsabilité des études météorologiques, des observations sur le magnétisme terrestre et sur l’électricité atmosphérique. Mais sa grande passion restera l’astronomie, c’est probablement elle qui l’a orienté vers la Marine. L’étude des mystères de l’espace va le marquer tout au long de sa vie. Sa maison, au 13 de l’avenue de la République (actuelle maison du Docteur Guigues) en porte témoignage, avec la tour qu’il se fit construire et qui la flanque sur son côté droit. Il pouvait ainsi lors de ses séjours à Maureilhan, procéder en toute quiétude à ses observations.
La première expédition Charcot sera un succès, elle leur permit de relever plus de mille kilomètres de côtes, d’établir trois cartes détaillées des mers australes et d’étonner la communauté scientifique par la moisson de collections, observations et mesures qu’ils ramenèrent, car plus de 75 caisses de produits les plus divers (roches, fossiles, notes, …) vont enrichir les collections du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.
Par la suite, une mauvaise grippe empêchera Joseph-Jean Rey de repartir avec le commandant Charcot,lors de l’expédition de 1908, sa carrière dans les mers australes s’achevant ainsi prématurément.<

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L’Observatoire, la cabane magnétique et les électromètres utilisés par Joseph-Jean Rey Hiver 1904

Les Seigneurs

Les Premiers Maureilhan


A Maureilhan au X, XI et XII éme siècle la famille des Maureilhan est importante. Elle est apparentée aux familles vicomtale de Narbonne et de Béziers. Le Vicomte de Narbonne possédait l'actuel domaine de Saint Paul dont hérita son fils Ermengaud en 966. Par la suite Ermengaud en fera don à l'abbaye Saint Paul de Narbonne.
Le vicomte de Béziers possédait le domaine de la Trésorière, prénommé à ce moment la Maura, le prénom de son épouse. Le prénom disparait au XVI éme siècle. La famille va donner son nom au village de Maureilhan a un quartier de Béziers


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et à un de leur domaine à Vic-la-Gardiole qui porte toujours le nom de Maureilhan. Ils sont fortement processionnés à Narbonne ville et à Marcorignan. La famille s'éteint à la fin du XII éme siècle (consanguinité ?). Botta, la fille du dernier seigneur , disparait entre 1262 et 1265.

Au XII éme siècle la famille des Maureilhan construit Castel Novo (château neuf au bord de l'étang de Vendres). Ils ont alors une part des puech dans le grau de Vendres ( 1208 -1215 document ci-dessous).

Vers 1265, les biens de la famille tombent dans les mains du roi
.
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En 1392, le roi accorde à un nouveau feudataire (bénéficiaire) le fief de Maureilhan (village, terre, vieux château et titre). Une nouvelle famille du narbonnais se mets en place. La branche cadette des De Montbrun devient nouveau seigneur de Maureilhan jusqu'à la fin du XV eme siècle. La dernière descendante de la famille va se marier avec Jean De Beaumont du Roure.

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B 23433 - Acte des beaumont non daté 001.jpg

Acte de la sénéchaussée des Beaumont - Archives Départementales n° B23433 vers 1525


Vers 1545, Jean de Beaumont vend la seigneurie à de riches commerçants de Béziers. Récemment anoblie (en 1547), la famille Bonnet s'installe à Maureilhan.

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Acte d'anoblissement - Archives Départmentales série 1 B 48 - Folio 17,18,19

Les Bonnet vont construire le château actuel vers 1550.
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Le château de maureilhan étant propriété privée, nous ne publions pas d'image de l'intérieur du château.


Les Bonnet vont mener la grande vie. On les retrouvent au début du XVII ème à la cour du duc de Montmorency . Après plus d'un siècle de vie dissolu les Bonnet se trouvent ruinés à la fin du XVII éme siècle. Ci dessous partie de la supplique de Joseph De Bonnet en 1692.

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Il ne peut apurer les dettes de son père menacé de contrainte par corps, il s'enfui dans l'ouest carcassonnais, le pays de son épouse. Il décède en 1710, sa famille couverte de dette vend la seigneurie en 1720 à leur voisin les De Bermond de Puisserguier.


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Source : archives départementales de l'hérault Série- 1 J 293

05/11/2010

Ramejan (Vidéo)


Ramejan, une promenade dans le temps - Partie 1
envoyé par MediathequeMaureilhan. - Regardez plus de courts métrages.




Ramejan, une promenade dans le temps - Partie 2
envoyé par MediathequeMaureilhan. - Futurs lauréats du Sundance.




Ramejan, une promenade dans le temps - Partie 3
envoyé par MediathequeMaureilhan. - Films courts et animations.


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04/11/2010

La chapelle N.D de Bon Secours

La chapelle "de Maureilhan" est une propriété privée rattachée au domaine de la Camarié. Ce qui paraît pour nous un anachronisme n'est tout simplement que le reflet d'une époque, le dix-neuvième siècle, caractérisé par un sens aigu des valeurs morales dont le sens nous échappe maintenant, tant l'argent facile a corrompu chez nous le sens des relations humaines.

bon secours 4.jpgEn vérité pour la chapelle comme pour bon nombre d'autres réalisations publiques ou privées effectuées à Maureilhan avant 1945, la quasi-totalité des pièces de ces dossiers sensibles ont été détournées... et bel et bien perdues dans la majorité des cas.

Les quelques rares notes se rapportant à la chapelle Notre dame de Bon Secours doivent être lues avec prudence, car elles ne "collent" pas à la réalité. Il a été écrit par exemple que la chapelle avait été construite par un maçon de Maureilhan monsieur Boudet. Problème car ce monsieur Louis Boudet est décédé- c'est l'état civil qui nous le précise- en 1853, quatre ans avant la construction de l'édifice, son fils aîné avait dix-huit ans- né en 1840, même source- en 1858, il est assez improbable qu'à dix-huit ans on lui ait confié la construction de l'édifice. Ce n'est pas la seule anomalie dans ces "informations" Rey, nous en trouverons d'autres, et sans aller bien loin, avec le choléra qui aurait motivé la construction de la chapelle.

bon secours 3.jpgbon secours 2.jpgPar la tradition orale, nous savons que tout le monde à Maureilhan a participé à la construction de l'édifice. A ajouter au dossier cette lettre (probable double de lettre) écrite par monsieur l'abbé Geniès curé de Montady de 1850 à 1870, la lettre étant adressée au vicaire général du diocèse:...les habitants de Maureilhan ont non seulement prêté leurs bras et leurs attelages, voituré et fourni l'eau, les moellons et le sable, mais ils ont encore déboursé une quinzaine de mille francs pour élever à la gloire de Marie un monument durable qui dira aux siècles à venir leur amour pour la Vierge...

Que dire sur le choléra qui aurait motivé la construction de la chapelle ? Peu de chose si ce n'est qu'il causa la mort d'une trentaine de personne -Rey a écrit 38, englobant dans ce compte les décès de l'année, la moyenne de l'époque pour ces décès annuels variant de 7 à 11-. Aux archives départementales, le dossier -BRA 294- qui évoque les cas de choléra-morbus asiatique indique 35 décès à Maureilhan qui figure parmi les lieux les plus touchés du département de l' Hérault -avec le canton de Florensac-: pas de décès dans les autres communes du canton de Capestang, 8 à Saint-Chinian, 99 à Béziers, 154 à Sète.

Quelle fut l'incidence du choléra sur la construction de la chapelle ? Hormis monsieur Rey 100 ans après, personne n'a rien écrit sur le choléra ou la construction de l'édifice. Même Junior Sans, poète et félibre, dont Rey s'est inspiré, reste vague sur le choléra et la construction de l'édifice réalisé en grande partie par des bénévoles. Monseigneur de Blaquières dans son livre Nos Madones, consacrant une seule page à la chapelle a écrit qu'elle avait été construite de Mars à Juillet 1838. Il parait improbable que des bénévoles aient bâti l'édifice en si peu de temps, il est probable que le travail a duré deux étés, période la plus favorable.

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Sans que la valeur de cette réalisation ne soit en rien modifiée, mais sachant qu'en 1858 un tiers de la population que s'accroît sans cesse n'a pas connu la tragédie du choléra, que d'autre part cette période vouée à la répression du tyrannique Napoléon III n'est pas très consensuelle -en 1852, cinq Maureilhanais arrêtés ont purgé trois à cinq ans de bagne leurs idées républicaines, alors même qu'un rapport du maire précise que ces premiers socialistes ne sont pas bien dangereux... mettons plutôt la construction de la chapelle sur la Foi de la population, grande à cette époque, que sur les ravages du choléra, même si les processions organisées pour la Saint-Roch à la chapelle castrale de Ramejan -Notre-Dame de Bonne Nouvelle- devaient entretenir le souvenir de cette tragédie.



Chapelle N-D de Bon Secours
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02/11/2010

Archéologie à Maureilhan

Article issue du livre de Monsieur Jean Mouly : Répertoire des sites archéologiques

Pour tous ces gisements antiques un numéro d'inventaire accompagné du nom de tènement permet de situer le lieu sur la carte IGN de 1952 au 1/20000éme. Les coordonnées Lambert sont données si possible avec une approximation d'une dizaine de mètres.
Ce sont les prospections et les ramassages de surface à partir des années 1950 qui ont permis la découverte des vestiges plus ou moins nombreux qui sont détaillés ici pour chaque villa, leur dispersion permettant l'évaluation de la zone archéologique. Si les charruages des années 50 à 60 avaient fait remonter à la surface un matériel plus ou moins important en fonction de la taille de la villa, ceux effectués plus récemment se sont avérés décevants. Aujourd'hui sur certains sites, même un œil averti a du mal à retrouver quelques menus vestiges de ces habitations qui, il y a 2000 ans, étaient nombreuses autour de Maureilhan.



La Préhistoire:

Les terrasses fluviales dominant le Lirou ont été occupées occasionnellement ou parfois plus longuement à des époques lointaines. Les découvertes consistent essentiellement en fragments de poterie de cuisson imparfaite et d'épaisseur inégale. Certains de ces tessons ont des anses, d'autres des espèces d'oreilles ou mamelons de formes et de grosseurs différentes pour faciliter la préhension des récipients. Cette céramique paraît être aussi bien néolithique que l'âge de bronze.

A Ramejan, au lieu dit chemin de Puisserguier ( au Nord de Ramejan, rive droite du Lirou) : - x 660,020 - y 117,650 . Il s'agit uniquement de céramiques à mamelos qui seraient du XIIIéme siècle Av. J.C âge de bronze. A signaler la découverte à proximité de ce site d'une pendeloque en os.

A Trompepique : - x 662,180 - y 117,350. L'essentiel de la zone archéologique étant sur un terrain en friche depuis de nombreuses années, les observations sont difficiles. Toutefois, sur le bord d'un vase des losanges légèrement incisés font penser à une décoration de type Chasséen (tire son nom de Chassey - Saône et Loire- une des grandes civilisations du néolithique, vers 2500 à 2000 avant notre ère- dolmens et céramiques à décor quadrillé.)


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Site de Fontalinières : -x 663,220 - y 118,600. Site occupé à l'époque préhistorique, à proximité d'une villa gallo romaine.
On notera que le silex est inexistant à ce stade des recherches alors qu'il est abondant sur une terrasse du pech de Feynes, commune de Maraussan. Cependant il faut signaler la découverte par G; Saurat d'une petite hache polie et d'une pointe de flèche au tènement de l'Ile, dans les alluvions du Lirou, en dehors de tout site site archéologique.
D'autres endroits ont été occupés occasionnellement, seuls quelques rares tessons sont là pour en témoigner, c'est le cas par exemple aux abords du cimetière de Maureilhan.



Site de L'oppidum de Montaury:-X664,800. Y 117,270. Bien que n'appartenant pas au térritoire de notre commune, il est normal de mentionner le pech de Montaury car il se dresse à quelques centaines de mètres tout à peine des dernières maisons du village et a toujours été la promenade favorite des maureilhanais.

C'est Sabatier-Désarnauds qui signale l'oppidum de Montaury dans un bulletin de la société archéologique de Béziers de 1882. Il donne les dimensions de la plate-forme fortifiée, environ 60 mètres de long sur 14 de large. Le coté Nord-le plus accessible- était protégé par un vallum-fossé défensif- qui faisait entre 5 et 6 mètres de profondeur.
Malgré les déblais apportés là en 1980 par la construction du château d'eau proche le vallum est toujours bien visible. Lors du creusement de ce vallum les terres avaient été ramenées sur le dessus de la plate-forme, les pentes escarpées des autres cotés formant une défense naturelle.

Dans sa communication, Sabatier-Desarnauds ajoute... Dans cet oppidum, ou camps retranché, je n'ai rencontré ni silos, ni vestiges de murs comme à Ensérune, la poterie y est fort rare et je n'ai pu y trouver q'un échantillon présentant les grains de quartz caractéristique de la poterie gauloise..."

Ce petit oppidum préromain n'a jamais intéressé les archéologues du bitterois. Malgré ses dimensions modestes faisant penser à un simple lieu de refuge il semble que cet oppidum ait été habité à une epoque difficile à determiner.

Il y a une cinquantaine d'années, un sondage à faible profondeur effectué par G. Saurat et moi-même à l'interieur de la partie défendue a amené la découverte de fragments de céramique tournée à grains minacés sans décor. Abondante à Ensérune, cette céramique gauloise est du IIème âge du fer -500 à 100 AV JC- Nous avons trouvé également un petit tesson de sigilée, un fragment d'amphore préromaine et un fragment de dolium.
Des recherches du surface dans la partie proche du vallum ont permis de recueillir des tessons de poterie préhistorique dont un avec un décor en damier.

Distant de 5 kilomètres environ à vol d'oiseau d'Ensérune, il est curieux que Montaury n'ait pas de céramique grecque ou ibérique comme en possède son illustre voisin et comme on en trouve dans tous les oppida du littoral languedocien. Seuls quelques sondages complémentaires permettraient d'en savoir davantage sur l'occupation de ce site.

Pour en terminer avec ce pech de Montaury que nous aimons bien, signalons la précense d'une villa Gallo-romaine à son entrée côté Maureilhan et une implantation préhistorique dans une vigne voisine côté Lirou.







Les Villae Gallo-Romaine.

LUSSAU - Commune de puisserguier, anciennement appelée Lussan (avant 1789)

Les diverses prospections de surface ont permis de noter l'existence de trois zones de tessons et d'éléments divers, la plus importante située au Nord Est des bâtiments du domaine. On peut penser que cette partie de la villa se prolonge sous ces derniers. Les deux autres zones, plus réduites se trouvent au nord Ouest et à l'Ouest du domaine. Fait assez rare pour être souligné, Lussau a probablement été occupé sans interruption depuis l'antiquité. C'est un défoncement effectué en décembre 1954 qui a permis la découverte d'un bassin, peut être un impluvium, situé au centre de la maison romaine (atrium). Il recevait les eaux de pluies déversées par une ouverture dans le toit. Le bassin , au sol intact, était pavé de briquettes posées sur champs.
Les peintures murales, la mosaïque polychrome et les fragments de marbre trouvés aux alentours font penser qu'à cet endroit se trouvait la partie la plus riche de la villa.



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Aux divers tessons de poteries présents sur le site, communs à la plupart des villas gallo romaines, il faut ajouter la découverte d'un fragment de campanien de type A (IIIéme siècle au début du 1er siècle avant J.C). C'est un morceau de fond de vase orné d'une palmette. Nombreux fragments de lampes dont un particulièrement intéressant puisqu'il s'agit d'une lampe Firmalampen ou lampe de la vallée du Pô. Cette lampe est signée Fortis, rare dans les pays méditerranéens, ce type de lampe est commun dans le nord de la France, en Belgique et en Allemagne dès l'An 75 après J.C.


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Il faut signaler également la découverte d'une marque sur tuile L.U.M (par G.Saurat)

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, d'une clef en bronze et de deux monnaies: un denier aux galères de Marc-Antoine appartenant à la série des monnayages de ses légions (à lussau il s'agit de la légion n°IX) et un grand bronze de Faustine mère (-104 / -141), frappé après sa mort.



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Pour terminer, il faut signaler que le charruage d'un terrain appartenant alors au domaine de la Trésorière effectué il y a une quarantaine d'années, avait mis à jour des débris de sarcophage à 500 mètres environ au sud-ouest des bâtiments de Lussau. Ce terrain est lui situé sur la commune de Maureilhan, en bordure de l'ancienne voie féodale qui reliait Béziers à Puisserguier.




Archéologie à Maureilhan partie 1
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Archéologie à Maureilhan partie 2
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Archéologie de Maureilhan partie 3
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